jeudi 8 mars 2018

UN NOUVEAU LOOK A 70 ANS : LE VIGNERON RESTE JEUNE....

Plus colorée, plus dynamique et plus moderne, la nouvelle maquette du « Vigneron des Côtes du Rhône et du Sud-Est » offre de nouvelles perspectives à l’unique magazine professionnel de la filière vin en Vallée du Rhône. Elle a été conçue par l’entreprise MG Imprimerie, située à Pernes les Fontaines. Elle sort le 8 mars 2018
Créé en 1946 par le Baron Le Roy, père des appellations d’origine contrôlée, « Le Vigneron » a pour mission d’accompagner les viticulteurs des Côtes du Rhône dans leur métier en leur apportant, chaque mois, l’information dont ils ont besoin : actualité régionale et nationale, actions d’Inter Rhône, formalités, réglementation, techniques viticoles et œnologiques… mais aussi vie du vignoble, des villages et des caves.
Au fil du temps, son lectorat s’est élargi aux vignerons des autres appellations de la Vallée du Rhône ainsi qu’aux acteurs de la filière (négociants, courtiers, fournisseurs, assureurs, banquiers, élus, organismes agricoles et viticoles, administrations…).
Son aire de diffusion s’étend essentiellement sur six départements (Vaucluse, Gard, Drôme, Ardèche, Loire et Rhône) et trois Régions administratives (Provence-Alpes Côte d’Azur, Occitanie et Auvergne Rhône Alpes) mais il compte aussi de nombreux abonnés en France et même à l’international.
Diffusé uniquement sur abonnement (50 €/an pour 11 numéros), il est édité par le Syndicat général des vignerons des Côtes du Rhône (Avignon).
Lors d’une enquête menée en janvier 2017 auprès de ses abonnés, il a été plébiscité par 97 % d’entre eux pour la fiabilité et la pertinence de ses informations.

Lu en moyenne par près de 3 lecteurs différents, son tirage est de 3 500 exemplaires par mois.

Malgré la multiplicité des sources d’information, notamment sur Internet, ses abonnés lui sont fidèles avec un taux de renouvellement des abonnements de l’ordre de 95 % chaque année.

Le Vigneron travaille uniquement avec des entreprises régionales : MG Imprimerie (Pernes les Fontaines) pour la mise en page, l’entreprise Rimbaud (Cavaillon) pour l’impression et Edit Routage (Le Pontet) pour l’expédition.



jeudi 1 mars 2018

ATOUT FRANCE : UN PLAN POUR 3 ANS SUR L'OENOTOURISME





L’oenotourisme : l’autre économie du vignoble

L’oenotourisme, qui a émergé dans les années 2000, a rapidement été identifié comme un secteur à fort potentiel favorisant la fréquentation des destinations viticoles et la vente de vins. À l’occasion du Salon International de l’Agriculture, Christian Mantei, Directeur général de Atout France, Michel Bernard, Président du Cluster OEnotourisme de Atout France et Hervé Novelli, Président du Conseil Supérieur de l’OEnotourisme, ont présenté les mesures envisagées en 2018 afin de développer encore l’oenotourisme en France, tant en ce qui concerne sa montée en qualité que sa promotion à l’international.

Cluster OEnotourisme, un plan d’action à 3 ans
Atout France et son Cluster OEnotourisme mène depuis 2 décennies une stratégie de développement ambitieuse pour la filière, en partenariat étroit avec le Conseil Supérieur de l’OEnotourisme (CSO), tant en ce qui concerne :
- la connaissance de l’offre et les attentes des visiteurs français et/ou internationaux (3 études Tourisme & Vin),
- la qualification et l’amélioration de la qualité de l’offre oenotouristique française (label Vignobles & Découvertes),
- que la promotion de la filière à l’international.

 CHIFFRES CLÉS

10 millions d’oenotouristes en France par an,
dont 4,2 millions d’étrangers (10% de Britanniques, 10% de Belges, puis Allemands, Néerlandais et Américains)
+ 33% d’augmentation
du nombre d’oenotouristes depuis 2009,
avec un taux de croissance annuel moyen plus rapide chez les clientèles étrangères (+5% par an)
 5,2 milliards d’euros
 de recettes par an

 Top 5 des vignobles  les plus fréquentés :

- Bordeaux (18%)
- Champagne (17,2%)
- Alsace (16,9%)
- Bourgogne (16,2%)
- Val de Loire (13%)

(Source : Etudes Tourisme et vin Atout France )
Afin d’aller encore plus loin dans le développement de la filière, plusieurs annonces ont été faites, ce jour, au Salon de l’Agriculture.
Organisation des Assises de l’OEnotourisme
D’ici la fin d’année 2018, Hervé Novelli, Président du CSO, convoquera, en partenariat avec Atout France, des Assises nationales afin de permettre à l’oenotourisme de passer à un stade supérieur. Elles devront notamment permettre d’améliorer encore l’intégration des enjeux touristiques au sein de la filière viticole.
Création d’une fédération des destinations labélisées Vignobles & Découvertes
La France compte à ce jour 64 destinations labellisées Vignobles & Découvertes, regroupant environ 4 000 prestataires. Le label, créé en 2009, est le garant de la forte implication des acteurs locaux pour assurer aux visiteurs une expérience oenotouristique réussie. La création d’une fédération des destinations labélisées va permettre de mieux animer ce réseau grandissant.
Réforme du règlement d’usage de la marque Vignobles & Découvertes
Le label Vignobles & Découvertes maillant désormais l’ensemble des territoires viticoles, il convient de poursuivre l’effort de qualification et d’amélioration de la qualité de l’offre oenotouristique française.
Le salon Destination Vignobles se tiendra à Bordeaux les 16 & 17 octobre Atout France dynamise la commercialisation de l’offre oenotouristique française auprès des cientèles internationales en organisant tous les 2 ans le salon Destination Vignobles. Unique grand évènement du genre, il réunira cette année à Bordeaux 120 exposants français qui présenteront leur offre à 150 voyagistes internaux spécialistes de l’oenotourisme lors de 3 600 rendez-vous d’affaires.

dimanche 18 février 2018

DEMANDE OFFICIELLE D'INVENTAIRE DU PATRIMOINE VITICOLE FRANCAIS



1 - L’Europe a décrété 2018 « année du Patrimoine ». La Commission européenne incite les États-Membres à labelliser des projets variés et à mobiliser l’ensemble des acteurs : institutions, professionnels, société civile, collectivités territoriales et citoyens afin d’assurer le succès de cette Année thématique. Le label Année européenne du patrimoine culturel 2018 permettra ainsi de valoriser la place du patrimoine en France, de renforcer le lien entre l’Union européenne et les citoyens par la reconnaissance et la mise en lumière de leurs activités patrimoniales.

 2 -L’AEFO* a fait la constatation qu’il y a un patrimoine architectural dont l’inventaire a été fait, un inventaire du patrimoine culinaire de la France qui existe. Dans chacun de ces inventaires il y a du patrimoine vitivinicole (bâtiments, lieux, vins, cépages, accords mets et vins).  L’AEFO constate que  tout ce patrimoine vitivinicole n’a jamais été répertorié et qu’il a besoin d’être défendu.

En conséquence ,
L’AEFO* a remis aux sénateurs de la Drôme adhérents de l’ANEV ( Association Nationale des Elus de la Vigne et du Vin), Marie Pierre Monier et Gilbert Bouchet l’étude faite par son chargé de mission André Deyrieux (par ailleurs fondateur de winetourisminfrance, auteur et membre de Conseil supérieur de l’oenotourisme). Cette étude met en évidence les menaces, mais propose aussi des solutions qui permettraient  au vin français et aux vignerons de trouver des opportunités, grâce notamment à un développement de l’oenotourisme.
   


DEMANDE
L’AEFO sollicite l’ANEV pour faire une demande de labellisation européenne** en prenant contact avec le nouveau « Monsieur Patrimoine » désigné par le pouvoir, Stéphane Bern, qui a dit désirer que le patrimoine français soit mieux mis en valeur, afin qu’il s’occupe de cet inventaire en faveur du  patrimoine vitivinicole.    


**La période de labellisation s'étend du 7 décembre 2017 au 31 décembre 2018. Le label sera octroyé tout au long de l'année 2018. Les projets démarrant en 2018 et se poursuivant en 2019, ou au-delà, peuvent être labellisés. En France, tous les types de patrimoine seront concernés durant cette année (architectural, immatériel, création artistique, etc.).


PLUS D'INFOS : ICI

Photos : Vignes en terrasses à Tain l'Hermitage -
Cabanon de pierres dans les vignes ( ou cadole, capitelle, cabole, loge, oustallet, suivant les régions)




lundi 12 février 2018

45 ANS POUR LA COMMANDERIE DES COSTES DU RHÔNE

 C’est au Château de Rochegude, le 5 février 1973, que quelques compagnons et vignerons réunis autour de Max Aubert son premier Grand Maître, décidaient de la renaissance des confréries du passé sous le seul et unique vocable de  « Commanderie des Costes du Rhône ».

Contrairement aux nombreuses confréries souvent représentatives d’un seul village, la Commanderie des Costes du Rhône ne dépend d’aucun clocher, mais représente la totalité de l’appellation qui s’étend sur six départements et regroupe près de 12 000 vignerons. Au total 17 crus, les Appellations Villages et l’Appellation Régionale sont représentés. L’atout majeur de la Commanderie est de travailler à la cohésion de l’appellation à travers la diversité de sa production. Les membres de la Commanderie des Costes du Rhône, toujours au fait des événements promotionnels émanant de l’appellation ou d’autres organismes du monde du vin, sont aussi des canaux d’informations vers l’extérieur, grâce à leur propre réseau relationnel et ils font le maximum pour être présents toute l’année en France mais aussi dans le monde entier.
Car, c’est une particularité et une grande force pour l’Appellation, la Commanderie possède onze Baronnies dans le monde: Liège et Gand en Belgique, Montreux en Suisse, Québec, Drummondville et Montréal au Canada, Philadelphie et New York aux USA et Le Palatinat en Allemagne Séoul.Et aussi à Séoul en Corée du Sud et à Shanghai en Chine. Aujourd’hui, placée sous la houlette de Patrick Galant, elle remplit pleinement ce rôle de représentation, pressenti par ses membres fondateurs dès 1973, et l'assume avec conviction depuis sa création sans jamais faillir. C'est par le dévouement, le dynamisme et la persévérance de professionnel du vin, sensibilisés  à la communication et à la promotion qui la composent, qu'elle est devenue une structure opérationnelle, stable et autonome tournée vers l’avenir.

et aussi…..
La Commanderie a son siège, tout comme l'Université du Vin, au Château de Suze-la-Rousse en Drôme provençale.

          L'adoubement des Commandeurs se fait au siège de la Commanderie et les intronisations se font lors de chapitres tant en région rhodanienne que dans les baronnies étrangères qui sont dirigées par un Consul représentant le Grand Maître (et même une femme Consul à  Québec !) Photo :Carole Cliche,consul de Québec avec le Grand Maître P. Galant .
Chaque Commandeur, à travers son implication socio-économique, dans sa commune ou son secteur, représente une part de cette région "toute en longueur" pour laquelle le Rhône est le principal lien fédérateur.
Photo : le grand Chapitre d'été à Suze chaque année..
Grâce à ses  Chevaliers répartis dans le monde entier, la Commanderie a su créer une chaîne d'amitié internationale qui représente une force au service des vins de l'appellation. En organisant des manifestations de qualité ses chapitres, dans un décor prestigieux propre à créer de l'authenticité et de l'émotion pour les personnes participantes, la Commanderie leur offre des souvenirs inoubliables et leur donne un sentiment d'appartenance à la famille des Côtes-du-Rhône, elle est un outil d'humanisation de la promotion.
Son implantation à l'étranger, marque son ouverture internationale et sa capacité à exporter la civilisation du vin et de toute la région des Côtes-du-Rhône au-delà de nos frontières.
Cette confraternité s'exprime à travers l'accueil privilégié réservé aux 4000 Chevaliers français et étrangers en visite dans la région des Côtes-du-Rhône ou dans les pays où sont installés les différentes baronnies.


lundi 15 janvier 2018

LE CONSEIL D’ÉTAT ANNULE LE DÉCRET DE CLAIRETTE DE DIE ROSE !

Le Conseil d'État annule le décret autorisant la production de Clairette de Die Rosé
La volonté des vignerons de faire valoir leur droit reste néanmoins intact
Le Conseil d'État a tranché : après deux années de production, les viticulteurs de l'AOC Clairette de Die vont perdre l'autorisation de produire de l'AOC Clairette de Die rosé. Le Conseil d'Etat donne ainsi raison aux viticulteurs de l'AOC Bugey-Cerdon.
La décision du Conseil d'Etat (vendredi 12 janvier 2018) remet en cause l'histoire, le travail et le développement économique du Vignoble
C'est avec stupéfaction que les viticulteurs de l'AOC Clairette de Die ont accueilli cette nouvelle, qui à leur sens s'oppose à l'idée même de permettre à une AOC d'évoluer en France aujourd'hui.
Pour rappel, la Clairette de Die - reconnue appellation d'origine contrôlée depuis 1942 - produisait déjà un vin effervescent rosé au XIXème siècle. L'homologation du cahier des charges de l'AOC Clairette de Die rosé ne constituait donc que la juste récompense du travail de ses vignerons, et s'inscrivait dans une continuité historique propre à l'appellation.
Les producteurs se sont appuyés sur la maîtrise de la vinification en Méthode Ancestrale, la connaissance des cépages rouges (Muscat rouge, Gamay...) et une pratique historique du rosé sur l'appellation, pour élaborer une Clairette de Die rosé et ainsi modifier le cahier des charges de l'AOC Clairette de Die. Les deux cépages rouges sont en effet historiquement présents dans le vignoble : le Muscat à petits grains rouge, suite à une mutation naturelle du Muscat à petits grains blanc, et le Gamay, planté depuis 300 ans sur l'aire d'appellation.
Durant trois années consécutives, les viticulteurs ont ainsi procédé à des expérimentations, conformément à la procédure prévue par l'INAO.
La Clairette de Die rosé n'a donc jamais composé un nouveau produit, mais bien une simple modification du cahier des charges de l'AOC. Ce vin effervescent conserve la typicité d'une Clairette de Die et est élaboré avec les mêmes cépages en majorité, puisqu'il peut notamment être produit avec 100% de Muscat à petits grains.
Enfin, cette décision remet en cause de façon considérable le développement économique du vignoble, mais également les investissements des entreprises et de l'appellation dans des actions techniques, de promotion et de communication de la Clairette de Die rosé.
L'AOC Clairette De Die, unie et tournée vers l'avenir... rosé !
La production de bulles rosées est depuis ses prémisses un projet fédérateur, qui tient à cœur à l'ensemble des vignerons et membres de l'appellation. Davantage qu'une envie, il s'agit d'une réalité d'existence.
Unie dans cette démarche, l'AOC a donc décidé de maintenir cette dynamique et d'étudier de nouvelles voies lui permettant de poursuivre cette production de rosé effervescent, doux et fruité qui avait su trouver son public. Différentes ébauches d'un projet collectif concernant le développement d'un vin effervescent rosé sont actuellement en discussion.

mercredi 10 janvier 2018

BORDEAUX RECOMPENSEE

Remise du Prix René Renou 2017


Le prix René Renou 2017* a été  remis au maire de Bordeaux, Alain Juppé le lundi 8 janvier dans les salons de la mairie par Gérard César, vice président de l’ANEV, Maire de Rauzan et Président des Maires de Gironde. Marc Olivier, directeur honoraire de l’ANEV a remis au nom de la famille Renou une bouteille de Bonnezeaux 2004 à Sylvie Cazes, présidente de la Fondation qui gère la Cité du Vin. Le journaliste auteur du meilleur article est  Sylvain Ouchikh pour un article paru dans les Echos en juin 2016 intitulé : « La Cité du Vin de Bordeaux réinvente l’œnotourisme » et il sera également récompensé ; son lot est offert par les partenaires VIN qui sont le  syndicat du Cru Bonnezeaux et le Cellier des Dauphins.
* voir plus sur : ICI


Depuis 10 ans ont été récompensés des projets autour du vin d’ordre éducatif, environnemental ou oenotouristique et ayant valeur d’exemple et de reproductibilité par d’autres. Et si la Cité du Vin semble difficile à être dupliquée ailleurs c’est l’approche et le montage qui, eux, peuvent l’être et doivent servir d’exemple aux autres élus du Vin, qui en France, veulent promouvoir cette culture, ce produit et ceux qui le façonnent. Elle a accueilli la première année 70 événements culturels. Lancé en 2008 le projet fait son chemin et la Cité est inaugurée en juin 2016. Depuis, en 12 mois elle a accueilli 425.000 visiteurs et créé 250 emplois.

Photo : une partie des élus de Bordeaux



 







Crédit photo : thomas sanson -  libre de droits : 
Remise du Prix à S.Cazes et A.Juppé